SUD DES ALPES
Samedi 15 décembre 2001 à 21 h
FRANCOIS CORNELOUP QUARTET
François Corneloup: saxophone soprano et baryton.
Marc Ducret: guitare.
Yves Robert: trombone.
Eric Echampard: batterie.
Entrée: 25.-frs. Membres AMR, étudiants/apprentis: 15.-frs.

Carte 20 ans: 12.-

Musicien autodidacte qui a débuté dans des ateliers d’improvisation et participé de nombreuses années aux aventures de la Compagnie Lubat, François Corneloup (1963) affectionne les petites formations et incarne la relève des Portal et autres Sclavis sur la scène du jazz français. Relevant le pari de l’intensité, le saxophoniste construit sa musique en laissant une grande marge de manœuvre instrumentale à ses partenaires. Pour son nouveau quartette qui gravera un disque au début de l’année prochaine, François Corneloup a choisi de partager la musique avec le guitariste Marc Ducret, le tromboniste Yves Robert, ainsi que son partenaire de toujours, le batteur Eric Echampard. Avec ces quatre artistes confirmés, les sons viennent de loin, s’installent et s’imposent dans la répétition et les échanges, pour se résoudre dans une musique qui donne à entendre de superbes qualités rythmiques et mélodiques. Ne révélant jamais ce qui relève du hasard ou de la préparation, François Corneloup joue à l’énergie et distille une secrète jubilation, le jazz étant compris ici comme un authentique art collectif.

“Comment passer d’un état à un autre, d’une émotion à une autre? Corneloup répond par une musique précise, ciselée, basée sur la dynamique, un rapport constant au rythme, à la pulsation, tenue, nourrie, sans cesse relancée. Une musique toute en équilibre et mobilité, toujours pensée en perspective, mettant en œuvre une grande variété de points de vue, sans jamais perdre le sens de la forme globale. Il y a là une conception très organique de l’orchestre, à la fois compact, dense dans sa matière sonore, et ouvert à la circulation des énergies - une véritable force en mouvement” (Stéphane Olivier dans Les Inrockuptibles).

A écouter: François Corneloup Trio: “Jardins ouvriers” (Evidence, 1998), “Cadran lunaire” (Evidence, 2000)