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Musicien
autodidacte qui a débuté dans des ateliers d’improvisation et participé
de nombreuses années aux aventures de la Compagnie Lubat, François
Corneloup (1963) affectionne les petites formations et incarne la relève des
Portal et autres Sclavis sur la scène du jazz français. Relevant le pari de
l’intensité, le saxophoniste construit sa musique en laissant une grande
marge de manœuvre instrumentale à ses partenaires. Pour son nouveau
quartette qui gravera un disque au début de l’année prochaine, François
Corneloup a choisi de partager la musique avec le guitariste Marc Ducret, le
tromboniste Yves Robert, ainsi que son partenaire de toujours, le batteur
Eric Echampard. Avec ces quatre artistes confirmés, les sons viennent de
loin, s’installent et s’imposent dans la répétition et les échanges,
pour se résoudre dans une musique qui donne à entendre de superbes qualités
rythmiques et mélodiques. Ne révélant jamais ce qui relève du hasard ou
de la préparation, François Corneloup joue à l’énergie et distille une
secrète jubilation, le jazz étant compris ici comme un authentique art
collectif.
“Comment
passer d’un état à un autre, d’une émotion à une autre? Corneloup répond
par une musique précise, ciselée, basée sur la dynamique, un rapport
constant au rythme, à la pulsation, tenue, nourrie, sans cesse relancée.
Une musique toute en équilibre et mobilité, toujours pensée en
perspective, mettant en œuvre une grande variété de points de vue, sans
jamais perdre le sens de la forme globale. Il y a là une conception très
organique de l’orchestre, à la fois compact, dense dans sa matière
sonore, et ouvert à la circulation des énergies - une véritable force en
mouvement” (Stéphane Olivier dans Les Inrockuptibles).
A
écouter: François Corneloup Trio: “Jardins ouvriers” (Evidence, 1998),
“Cadran lunaire” (Evidence, 2000)
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