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Né
en 1949 à Buenos Aires, Eduardo Kohan a étudié le piano, le saxophone et
la médecine. Depuis son arrivée en Europe en 1975, il s’est produit dans
des festivals, concerts, spectacles et performances en Suisse, France,
Espagne, Italie. Il a composé pour le théâtre, la danse et le cinéma. Créé
en 1996 avec les trois musiciens genevois Jean Ferrarini (piano), Christian
Kleiner (basse) et Laurent Wyler (batterie), Cuarteto joue des musiques variées
où l’improvisation, prépondérante, est mise au service des émotions des
artistes.
Il
y a une quinzaine d’années, en prévision de la carte blanche que lui
avait donné l’AMR, Eduardo Kohan déclarait à Philippe Schneider (Tribune
de Genève): “L’émotion est plus importante. C’est comme un tableau.
Soit c’est figuratif et tu perçois le sujet. Soit tu ne regardes que les
taches. Et tout un monde apparaît. Aujourd’hui, on est tellement bombardé
de choses nettes et précises que je crois que les gens ne supportent plus
qu’il n’y ait rien à comprendre”. Structurée différemment
aujourd’hui, immergée en partie dans l’immense répertoire populaire
sud-américain, le tango, les standards du jazz et l’évocation du souffle
spirituel cher à Gato Barbieri, la musique d’Eduardo Kohan n’en reste
pas moins une belle ouverture sur un monde qui demande à être partagé
avant d’être expliqué.
Eduardo
Kohan: “Cuarteto”
. 2001,
Doron Music DRJ 1008
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