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Pour
contraster avec le solo de Nicola Orioli, nous avons le grand plaisir
d'accueillir la pianiste zurichoise Irene Schweizer, flamboyante
improvisatrice qui connaît sur le bout des doigts la tradition du jazz
afro-américain, du ragtime à Cecil Taylor. Avec son ami Jürg Wickihalder,
subtil clarinettiste et saxophoniste élève de Steve Lacy, elle anime depuis
quelques années un duo intimiste qui célèbre la musique et l'esprit de
Thelonius Monk. Les deux s'entendent à merveille pour proposer de nouvelles
clés de jeu et de dialogue, sans jamais enfoncer les merveilleuses portes
ouvertes autour de minuit par le grand compositeur afro-américain.
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