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On connaît l'effet du temps sur les grands
vins : ils gagnent en charpente et en rondeur, leur nez se raffine, leur
cuisse se patine, leur robe se drape et de petites notes finales viennent
illuminer le palais. Art du feu, la musique improvisée partage avec le
vigneron certaines joies. Mais pas question de jouer du fût de chêne.
Derrière les peaux et les cymbales, il y a Dieter Ulrich. Derrière l'ébène
et l'ivoire, il y a Christoph Baumann. Et derrière les cordes boisées, il
y a Jacques Siron. Les aventures musicales de ce trio se poursuivent
depuis dix ans. |